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Strasbourg,
28.07.2004 – Le Comité pour la prévention de la torture (CPT) du Conseil de
l’Europe publie aujourd’hui son premier rapport
sur l’Arménie, suite à une visite dans ce pays en octobre 2002.
Dans
son rapport, le CPT conclut que les personnes détenues par la police en Arménie
courent un risque important d’être maltraitées. C’est pourquoi le Comité
recommande d’accorder une haute priorité à la formation professionnelle des
policiers, y compris aux techniques d’enquête modernes.
Le
rapport appelle également l’attention sur le surpeuplement des prisons et le
manque d’activités pour les détenus. Le CPT demande en outre des mesures
urgentes en vue d’améliorer les conditions de détention des condamnés à la
réclusion à perpétuité à la prison de Noubarashen, et met en évidence des
déficiences majeures à l’Hôpital psychiatrique républicain de Noubarashen.
Dans
leurs réponses officielles au rapport, les
autorités arméniennes soulignent les mesures prises pour améliorer la
formation des policiers et intensifier le contrôle de leurs activités. Les
autorités annoncent également une diminution de la population carcérale,
suite à l’adoption du nouveau Code pénal, et présentent des mesures
destinées à améliorer les conditions dans les établissements de
Noubarashen.
Le
rapport du CPT et les réponses
du gouvernement arménien ont été rendus publics avec l’accord des autorités
arméniennes. Tous ces documents sont disponibles sur le site web du Comité :
http://www.cpt.coe.int
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